PAUSE

PAUSE
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Emménagement à Illkirch, rentrée lundi prochain, pas d'Internet pour le moment dans mon appart...


Mais il y aura une suite!
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# Posté le samedi 05 septembre 2009 13:53

De l'amour

De l'amour
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L 'article tant attendu – s'il en est... Cela pourrait paraître un sujet classique, déjà trop souvent traité. Pourtant, comme dit le proverbe, l'amour ne connaît ni passé ni avenir: il est toujours nouveau. Je voulais simplement parler de ma conception de l'amour, celle que je me suis forgée au fil des années – et des expériences ratées. Comme dit Jean-Louis Aubert dans une chanson qu'hélas je n'apprécie guère, il est le plus clair de notre temps et le plus obscur de nos tourments.

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Pour ma part, je pense que lorsque l'on rencontre une personne, quelle qu'elle soit, on sait déjà si on peut potentiellement être intéressé par elle ou non. Dans mon cas, il y a des gens que je connais dont je sais que jamais je ne pourrai les considérer autrement que comme des amis, car je ne suis aucunement attirée par eux. Parce qu'après tout, en règle générale, l'intérêt naît du premier coup d'½il, au sens propre. Le fait de connaître une personne change forcément le regard que l'on porte sur elle, mais je ne crois que moyennement à des gens qui se connaissent depuis très longtemps et qui un beau jour se réveillent en se rendant compte qu'elles ont des sentiments plus profonds. Enfin, c'est sûrement parce que les quelques cas de ce genre que j'ai pu connaître se sont déroulés de la façon suivante: l'un était intéressé par l'autre, qui au départ s'en fichait, mais la solitude (ou tout autre facteur) aidant, ils ont fini par se mettre ensemble. Je déteste ce genre de relation car dès le départ les deux 'partenaires' ne sont pas égaux en ce qui concerne leurs sentiments: on pourrait dire que la barque penche d'un côté. Cela dit, je crois que le bonheur éprouvé lors de l'aveu ou de la découverte de la réciprocité de l'amour ne peut être que décuplé si la personne convoitée a semblé inaccessible – ce qui ne signifie pas forcément qu'elle n'était pas intéressée, contrairement au cas cité précédemment.
Évidemment, je pense que la rencontre est importante mais elle ne fait pas tout: bien que pour ma part la première impression ait souvent été la bonne, on ne peut aucunement en faire une règle. Pour reparler d'Orgueil et préjugés, ce n'est pas parce que la première rencontre de Lizzy et Mr Darcy se passe plutôt mal qu'ils sont voués à se détester...

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D'un point de vue scientifique, l'amour est quelque chose d'atroce. D'abord, l'amour naît, en gros, de l'actionnement du circuit de la récompense, à l'aide de quelques petites hormones qui annihilent notre sens critique – pour ne pas voir les défauts de Juliette ou de Roméo, bien sûr. Il en résulte des phénomènes bizarres: les amoureux se souviennent plutôt de leurs points communs que de leurs différences, ils accordent leurs mouvements,... Chaque contact physique libère de l'ocytocine, l'hormone de l'attachement. Bref, on se retrouve pris au piège de la dépendance, ce qui n'est pas très réjouissant je trouve.
Je pense qu'il faut faire la différence entre être amoureux et aimer. Pour ce qui est du premier cas, j'aurais plutôt tendance à le décrire comme un état d'euphorie, de déconnexion par rapport à la réalité, enfin bref ce qui se produit dans les premiers temps de la relation amoureuse, quand on a l'impression d'être une dinde et qu'on s'en fout. L'amour, qui normalement devrait s'ensuivre, est un attachement plus profond, quelque chose qui vient de l'intérieur, et c'est pour cela que je pense que l'amour n'est pas qu'une question d'hormones. Au contraire, pour moi, l'amour, c'est l'ancrage du sentiment amoureux dans la réalité, la prise de conscience de ses sentiments et de l'engagement qu'ils impliquent si la relation se poursuit dans le temps. L'amour, c'est reconnaître ses sentiments et les assumer, voir que tout n'est pas parfait mais s'en accommoder. L'état amoureux est plutôt subi; l'amour inclut une part de choix, et c'est ce qui en fait toute la beauté. « C'est toi que j'ai choisi(e), en toute connaissance de cause ». La continuité de l'état amoureux, l'annihilation du sens critique en moins, le choix en plus. Et franchement, je trouve ça tellement beau d'avoir pleinement conscience de ce qui m'arrive...

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[ Him / Killing loneliness ]
Memories, sharp as daggers
Pierce into the flesh of today
Suicide of love took away all that matters
And buried the remains in an unmarked grave in your heart

With the venimous kiss you gave me
I'm killing loneliness (Killing loneliness)
With the warmth of your arms you saved me,
Oh, I'm killing loneliness with you

I'm killing loneliness that turned my heart into a tomb
I'm killing loneliness

Nailed to the cross, together
As solitude begs us to stay
Disappear in the night, forever
And denounce the power of death over our souls and secret words are sent to start a war

With the venimous kiss you gave me
I'm killing loneliness (Killing loneliness)
With the warmth of your arms you saved me,
Oh, I'm killing loneliness with you

I'm killing loneliness that turned my heart into a tomb
I'm killing loneliness

Killing loneliness

With the venimous kiss you gave me
I'm killing loneliness (Killing loneliness)
With the warmth of your arms you saved me

Cette chanson est très intéressante car très réaliste. En effet, dans bien des cas, le dicton dit vrai: à la guerre comme en amour, tous les coups sont permis. Je trouve cela un peu affreux, parce que construire un amour sur n'importe quoi, ça donne souvent quelque chose de bancal – mais parfois ça marche. Dans cette chanson, il n'est précisément pas question d'amour. Parce que souvent, au fond, ce qu'on prend pour de l'amour n'en est pas forcément. Comme dit, une relation est un remède à la solitude. Et puis, on aime aimer, non? C'est agréable, comme état, d'un point de vue émotionnel comme d'un point de vue pratique. On est casé, tout est plié, pas de souci. Il y a des personnes qui arrivent bien à être avec des gens comme ça, des gens qui souvent les aiment vraiment, sans qu'elles leur rendent leurs sentiments. Personnellement, j'en suis incapable et d'ailleurs cela ne m'attire pas car, bravement (telle Lizzy dans le film que vous devinez ^^) je brave la solitude contre vents et marées et je refuse de faire semblant. Ce n'est pas forcément agréable tous les jours, mais c'est ainsi. Je conçois également qu'il existe des gens qui se sentent bien dans une relation sans qu'elle soit d'un romantique absolu. Mais bon, ça, c'est mon caractère, je suis et je reste une grande romantique.
Évidemment, il y a également un autre aspect: celui de l'amour physique. Le sexe sans amour, par exemple, est quelque chose que je conçois très bien mais qui, au final, ne m'attire pas tant que ça. Non que je trouve cela dégradant, mais l'intérêt m'en paraît simplement limité. Quelqu'un m'a confié un jour que c'était d'ailleurs assez compliqué à gérer, car l'un des deux participants finissait inévitablement par tomber amoureux (ah, la coquine d'ocytocine...). Et puis, ce qui rend le sexe intéressant, d'une certaine façon, c'est précisément l'amour. L'amour transforme quelque chose qui peut paraître bestial ou obscène (mais qui ne l'est pas forcément, là encore, il ne faut pas prendre tout ça au premier degré...) en l'expression sincère et pure d'un lien sentimental existant entre deux personnes. Il s'agit de l'incarnation en gestes et en actes de quelque chose de totalement abstrait et implicite, qui n'existe que dans le for intérieur de deux êtres distincts et différents.

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[ The Corrs / What can I do ]
I haven't slept at all in days
It's been so long since we've talked
And I have been here many times
I just don't know what I'm doing wrong

What can I do to make you love me
What can I do to make you care

What can I say to make you feel this
What can I do to get you there

There's only so much I can take
And I just got to let it go
And who knows I might feel better
If I don't try and I don't hope

What can I do to make you love me
What can I do to make you care

What can I say to make you feel this
What can I do to get you there

No more waiting, no more aching
No more fighting, no more trying


Maybe there's nothing more to say
And in a funny way I'm calm
Because the power is not mine
I'm just gonna let it fly

What can I do to make you love me
What can I do to make you care

What can I say to make you feel this
What can I do to get you there

Love me...

On ne peut forcer personne à aimer, de même que l'on ne peut forcer personne à assumer ces sentiments. Aimer, c'est faire un don de soi, de sa liberté, de son temps; c'est se mettre en danger, savoir que l'on peut être blessé, que l'on est vulnérable. C'est ce que montre cette chanson, c'est pour cela que je l'ai choisie. L'amour peut donner des ailes mais également se révéler un lourd fardeau s'il n'est pas réciproque ou s'il y a eu rupture. Pendant longtemps j'ai pensé qu'il était préférable d'oublier tout ce qui concernait une relation si celle-ci n'avait pas marché. Je sais aujourd'hui que c'était idiot et contre-productif. Lorsque l'on a vécu quelque chose de ce genre avec quelqu'un, il fait partie de nous, il est inscrit dans notre histoire. Vouloir l'oublier, ce serait comme nier une partie de soi-même. Il faut simplement faire avec, que les sentiments soient toujours présents ou non, et se dire que ces souvenirs seront toujours là. Après, tout le problème réside dans la persistance de l'amour. Si on n'aime plus la personne en question, tout est plus facile, car les réminiscences sont froides, lointaines, et l'on est prêt à quelque chose d'autre. Si, en revanche, les sentiments sont intacts... Les souvenirs peuvent devenir une source d'alanguissement, de mélancolie, ce qui n'est jamais vraiment recommandé si l'on veut ne plus souffrir. Dans les deux cas, le temps est souvent le meilleur remède.

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Aimer, c'est la seule solution à la mort – apparemment. Je veux dire par là qu'il existe cinq phases de traversée de la mort (mises en évidence par une doctoresse suisse, Elisabeth Kübler-Ross): le déni, la colère, le marchandage, la dépression et enfin l'acceptation. Il a été montré que pour parvenir à accepter de mourir, le malade (puisqu'en général on observe cela chez les malades incurables) doit se sentir aimer inconditionnellement par ses proches – et leur rendre cet amour, bien entendu. L'amour est le sentiment transcendant par excellence: c'est à la fois un moyen et un but, et lorsque l'on aime, rien d'autre ne compte. Cet amour, c'est l'amour d'une personne comme l'amour pour sa famille, ou l'amour de quelque chose d'autre, une passion que l'on a pour quelque chose. Aimer, c'est ce qui compte le plus.

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# Posté le mercredi 26 août 2009 05:54

Orgueil et préjugés

Orgueil et préjugés
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Dans un petit village de l'Angleterre, Longbourn, sous George III, Mrs Bennet veut marier ses cinq filles (Jane, Elizabeth, Mary, Kitty et Lydia) afin de leur assurer un bel avenir. Lorsqu'un riche rentier arrive à Netherfield Park, elle espère vivement que ses filles sauront lui plaire et qu'elle pourra marier l'une d'entre elles au nouveau venu. Malheureusement, ce rentier, Mr Bingley, est accompagné d'un très bon ami qui, s'il est très riche, n'est pas un modèle d'amabilité envers la famille Bennet et les autres voisins. L'orgueilleux Mr. Darcy voit d'un très mauvais ½il son ami s'éprendre de Jane Bennet, la plus âgée des s½urs, de peur d'un mariage malheureux.

Résumé provenant de Wikipédia

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Ce film, que je connais depuis plus de trois ans maintenant, constitue toujours pour moi une référence en matière de film romantique. D'un point de vue visuel d'abord, les lumières sont toujours magnifiques: le film s'ouvre et se ferme sur l'aube, avec la lumière dorée qui met en valeur à la fois les décors et les personnages. Pendant le film, on a droit à de longs plans séquences, notamment au début pendant la présentation de la maison des Bennet ou au moment du bal à Netherfield. Les personnages sont plutôt filmés en entier, ils sont toujours en relation avec le décor. Les gros plans sur les visages sont employés à des fins particulières, pour montrer une relation spéciale entre deux personnages à un moment donné, comme lors de la dispute entre Elizabeth et Mr Darcy par exemple. Il y a également des symboliques particulières: le chant du merle par exemple, qui est corrélé à Elizabeth. J'ai également cru déceler une symbolique de la main chez Darcy: lorsqu'il touche la main d'Elizabeth pour la première fois, il a un mouvement spécial de la main juste après; quand ils se disputent sous la pluie, lorsqu'il lui avoue son amour, il lui demande d'accepter sa main; lorsqu'ils se retrouvent à Pemberley, le plan s'achève sur la main de Darcy et à la fin, lorsqu'ils se retrouvent finalement seuls et amoureux, elle lui embrasse la main (enfin, l'annulaire gauche, donc le futur endroit de son alliance). Contrairement au merle, cette symbolique n'est pas évoquée par le réalisateur dans le making of du film. C'est peut-être quelque chose qui n'était pas vraiment voulu, mais cela m'a intriguée dès la première fois que j'ai vu le film.

Ce qui m'avait plu au départ, c'était le personnage d'Elizabeth, la liberté qui s'en dégage. Elle refuse de se plier aux impératifs de son époque et revendique sa liberté coûte que coûte, bien que sa mère impose sur elle une grande pression, étant donné que sa seule et unique ambition pour ses filles est de faire de bons mariages (ce qui était la plus grande aspiration qu'une femme puisse se permettre à l'époque si elle ne voulait pas se faire mal voir). Elizabeth, quant à elle, rêve d'un mariage d'amour et non d'intérêt, d'où la fameuse réplique: « Only deep love will persuade me to marry, which is why I'll end up an old maid ». Car bien sûr, non contente d'être éprise de liberté, Lizzy a une image des hommes relativement peu flatteuse, ce qui se confirme lorsqu'elle rencontre Mr Darcy, car bien que celui-ci lui plaise manifestement, elle déteste et déplore ce qu'elle reconnaît comme étant de l'arrogance et de la condescendance, ce qui l'amène d'ailleurs a le remballer bien proprement (l'expression, certes peu châtiée, est très imagée et me plaît d'autant plus) lorsque celui-ci lui avoue son amour et la demande en mariage. Mr Darcy, on peut bien lui pardonner, parce qu'il a l'avantage d'être romantique. Il suffit de le voir s'élancer dans la brume matinale, porté par la lumière de l'aube, pour se dire qu'heureusement qu'ils sont enfin réunis. Il a le mérite de ne pas renoncer à la femme qu'il aime sous prétexte qu'elle lui a fait des reproches ou a heurté sa sensibilité de nanti sûr de lui. Il se remet en question et lorsqu'il la retrouve, c'est bien entendu pour la reconquérir qu'il se conduit en gentleman. Et puis, la déclaration à la fin est si belle: « My affections and wishes have not changed. But one word from you will silence me for ever. lf, however, your feelings have changed, I would have to tell you, you have bewitched me body and soul and I love... I love... I love you. I never wish to be parted from you from this day on ».

Il s'agit d'un film qui m'a portée lors de nombreux moments difficiles et qui continue à m'émouvoir bien que maintenant j'en voie les (quelques) défauts. J'aime ce film et ses personnages, même si Mr Darcy n'est pas à la hauteur de Nathaniel du Dernier des Mohicans et même si j'ai fini par m'apercevoir qu'un tel amour était sans doute utopique. On peut toujours garder espoir...

_.oO°"~{|[ ]|}~"°Oo._
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# Posté le mardi 25 août 2009 08:56

Comme un goût de définitif...

Comme un goût de définitif...
Je me sens un peu à la croisée des chemins. Je n'ai rien d'autre à faire qu'attendre, attendre que les évènements se produisent, décident pour moi du prochain jeu de cartes qui sera mis à ma disposition. J'ai tourné une page et je m'apprête à en écrire une autre. Ma position est certes moins inconfortable qu'avant les résultats des concours, mais je ne sais toujours pas où j'en suis. Je n'ai toujours rien construit de vraiment solide autour de moi. Enfin, j'ai déjà réussi à me construire moi, ce n'est pas si mal. Je sais que sur ce point au moins je n'ai pas fait de mauvais choix. J'ai trouvé cette voie et c'est déjà quelque chose de grand qui s'est accompli, mais j'ai peut de me heurter à autre chose. De connaître la fin de quelque chose que je croyais infini. Je connais le jamais d'une expérience qui m'a marquée plus que tout autre, qui a marqué mon c½ur... Personne n'est mort mais le jamais est tout aussi définitif...
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Pour la première fois de ma vie, j'ai ressenti le sens du mot jamais. Eh bien, c'est terrible.
On prononce ce mot cent fois par jour mais on ne sait jamais ce qu'on dit avant d'avoir été
confronté à un vrai « plus jamais » . Finalement , on a toujours l'illusion qu'on contrôle ce
qui arrive; rien ne nous semble définitif. J'avais beau me dire toutes ces dernières semai-
es que j'allais bientôt me suicider, est-ce que j'y croyais vraiment? Est-ce que cette décisi-
on me faisait ressentir le sens du mot «jamais»? Pas du tout. Elle me faisait ressentir mon
pouvoir de décider. Et je pense que, à quelques secondes de me donner la mort, fini à «ja-
mais»resterait encore un mot vide.Mais quand quelqu'un qu'on aime meurt...alors je peux
vous dire qu'on ressent ce que ça veut dire et ça fait très très très mal . C'est comme un feu
d'artifice qui s'éteint d'un coup et tout devient noir . Je me sens seule , malade, j'ai mal au
c½ur et chaque mouvement me coûte des efforts colossaux.***************************

L'élégance du hérisson, Muriel Barbery, pp. 354-355

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Ai-je fait le bon choix? Ai-je agi comme il le fallait? J'ai l'impression que jamais cette blessure ne se refermera, que jamais je ne repenserai à tout cela l'esprit tranquille, et surtout, avec un regard neutre. J'ai peur d'avoir fait une erreur. Je sais que jamais on n'oublie, qu'il ne faut pas essayer, car le passé est une partie de nous, mais c'est encore douloureux, alors que ça ne devrait pas. Je me pensais prête, je me croyais indifférente, je m'imaginais loin de tout; j'ai été touchée, troublée, je ne sais plus ce que je ressens au juste... Je n'ai plus d'emprise sur les choses, ce n'est plus à moi de décider, je n'ai rien à espérer et je ne devrais même plus y penser, mais c'est là, au fond de moi, tapi... Ce sont juste des souvenirs et des songes, qui reviennent sans cesse, sans que j'arrive à les chasser, sans que je parvienne à en saisir la signification... Je croise simplement les doigts pour qu'un jour, mon c½ur guérisse de ça...
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# Posté le lundi 17 août 2009 07:52

Ce que pensent les hommes

Ce que pensent les hommes
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L'histoire se déroule de nos jours à Baltimore, aux États-Unis. On suit l'histoire de différents personnages et l'évolution de leur vie amoureuse: Gigi,jeune femme célibataire qui interprète le moindre signe donné par les hommes qu'elle rencontre pouvant lui signifier que c'est le bon. Mary, qui utilise tous les moyens de communication possibles et imaginables pour rencontrer quelqu'un. Anna, jeune prof de yoga qui aspire à devenir chanteuse et tombe amoureuse de Ben, qui est marié. Connor, qui aime Anna bien plus qu'elle ne le lui rend. Il y a également des couples: Ben et Janine, qui se sont mariés pendant leurs études; Beth et Neil, qui se séparent après que Beth a demandé à Neil de l'épouser et qu'il a refusé.

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Le film commence avec une explication toute simple mais qui, finalement, est très vraie: les filles sont conditionnées depuis leur plus jeune âge à croire que plus un garçon la maltraite, plus il s'intéresse à elle. On a ensuite divers exemples très drôles de filles se conseillant les unes les autres, consolant celle qui a eu un rendez-vous mais n'est pas rappelée par le garçon en question, décortiquant son attitude et trouvant des excuses du genre: il a eu un accident, sa grand-mère est morte, il a perdu ton numéro... Tout ça pour dire qu'en fait, les filles s'inventent tout ça pour ne pas faire face à la cruelle vérité: il n'est pas intéressé.

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Le personnage qui incarne ce rappel permanent dans le film, c'est Alex. Il rencontre Gigi après que celle-ci a rencontré Connor (qui, bien entendu, ne l'a pas rappelée). Alex explique alors que si un homme est intéressé par une femme, il fera tout pour la revoir, que ce n'est pas la peine de tout analyser, de voir des signes là où il n'y en a pas. Il explique simplement à Gigi que quand un homme est vraiment amoureux, il se démène pour arriver à ses fins. Il fait également remarquer à Gigi que, bien que son rendez-vous avec Connor ait été plutôt médiocre, elle fait le pied de grue devant son téléphone en attendant un appel, un n½ud à l'estomac, ce qui pour lui est une preuve flagrante du fait que les femmes ont tendance à tout dramatiser et à transformer un petit événement en tragédie grecque. Alex montre que les femmes entre-elles, lorsqu'elles ont un problème, se raconte toujours l'histoire d'une amie qui était dans la même situation mais qui est heureuse maintenant, mais qu'il ne s'agit que d'une exception, et qu'au lieu de penser qu'elles sont l'exception, les femmes comme Gigi feraient mieux de se dire qu'elles sont la règle, ce qui est vrai et leur épargnerait bien des tracas. Cela donne par ailleurs lieu un joli moment de romantisme, puisque Alex, qui maîtrise toujours ses sentiments, finit par tomber amoureux de Gigi bien sûr et lui dit à la fin: « Tu es mon exception ».

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Le film révèle également d'autres choses. Il y a la partie intéressante du trio amoureux Ben-Janine-Anna. Ben rencontre Anna, jouée par Scarlett Johansson et donc très belle, dans un supermarché. Mais lui est marié à Janine. Comme il le révèle, il s'est marié à elle à l'université car elle lui avait posé un ultimatum: soit ils rompaient, soit il l'épousait. Lui n'ayant pas su ou pu refuser s'est retrouvé marié. Il est l'archétype de l'homme lâche: il se met à entretenir une relation extra-conjugale avec Anna, et finit d'ailleurs par en parler à sa femme. Mais celle-ci est bien décidée à sauver son couple. Un jour, alors que Ben se trouve dans son bureau avec Anna, elle débarque, Anna se retrouve cachée dans le placard et assiste aux ébats du couple dans le bureau de Ben – étant donné que Janine était venue raviver le feu de leur passion. Lorsque celle-ci quitte la pièce, Ben l'ayant assurée de son amour, Anna se rue hors du placard, dit à Ben qu'il la dégoûte et ainsi se finit leur histoire. Ben, une fois de plus, a laissé les évènements choisir pour lui. D'ailleurs, il finira quand même plaqué par Janine car elle a découvert qu'il fumait en cachette alors qu'il lui avait juré le contraire (donc en plus il ment).

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Anna se retourne donc vers Connor, qu'elle considère plutôt comme un ami alors que lui attend bien plus d'elle – ils on été amants à un moment donné. Elle accepte de reprendre une relation avec lui, mais lorsque celui-ci lui propose d'emménager avec lui elle lui avoue qu'elle ne peut pas et ne pourra jamais. Elle a le courage de lui dire qu'elle ne ressent pas quelque chose d'aussi fort que lui.

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L'histoire de Beth et Neil n'a pas beaucoup d'intérêt à mes yeux. En gros, ils sont ensemble depuis sept ans, habitent ensemble, mais lorsque Beth évoque le mariage, Neil lui répond que pour lui cela n'a pas d'importance ni de signitication. Ils rompent suite à cela mais se retrouvent finalement et se marient. Je trouve ça un peu convenu.

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Les péripéties de Mary occupent moins de temps mais sont assez croustillantes, car elle utilise des sites comme MySpace pour rencontrer des gens mais s'y perd en les contactant après par mail, par messagerie, au téléphone... Finalement, elle va rencontrer en chair et en os Connor, dont elle gère les publicités (il est agent immobilier) par téléphone. Et ils vont finir ensemble bien sûr...

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Ce film est plutôt agréable à regarder et il m'a permis de relativiser tout ce que je vis en ce moment dans le domaine amoureux – tumultueux mais pas très concluant. De toute façon, maintenant, j'attendrais simplement de me faire rappeler s'il est intéressé ^^

En passant, une citation qui m'a fait sourire l'autre jour...
Les hommes c'est comme la neige: tu sais jamais combien 'y aura de centimètres ni combien de temps ça va tenir.
Les chevaliers du fiel

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# Posté le dimanche 16 août 2009 10:22

Modifié le dimanche 16 août 2009 11:49